LOGO CERCLEseul blanc.png

LA COMPAGNIE DU  PRIX  DE ROME

 
LOGO CERCLEseul.png

A PROPOS

La Compagnie

La Compagnie du Prix de Rome est un ensemble musical qui a pour vocation de redécouvrir et d’interpréter le répertoire inédit et oublié des cantates écrites à l’occasion du très réputé Concours du Prix de Rome.

L’épreuve de la cantate permettait de former les futurs compositeurs à l’écriture d’opéra, de transmettre un savoir et de perpétuer la tradition de l’art lyrique français. Loin de se limiter à n’être qu’un exercice purement académique et figé, ces ouvrages de jeunes compositeurs français peuvent prétendre à une vie artistique autonome et se poser en véritable objet esthétique et musical, représentatif d’une époque, d’un genre et du « style à la française ».

Véritable opéra miniature, transposable aussi bien au concert que dans l’intimité d’un salon, la cantate est l’alternative parfaite des situations dramatiques des grands livrets d’opéra, dans un format qui surprend par sa modernité.

Le concours aura permis à la cantate de perdurer et de se renouveler, de transmettre en héritage une pléthore d’œuvres à étudier et remettre en lumière. On estime à près de neuf cents, les cantates qui ont été écrites à l’occasion du Concours, dont l’immense majorité n’a pas été publiée, n’a peut-être été lue que quelques fois et n’a même jamais été jouée.

La Compagnie du Prix de Rome se donne donc la mission essentielle de tirer de l’oubli, d’arranger pour orchestre de chambre, de mettre en espace et de jouer ces œuvres, dont certaines révèlent des joyaux du patrimoine musical français.

Elle se compose d’une équipe artistique éclectique : trois chanteurs, une pianiste, un compositeur-arrangeur, un metteur en scène et un peintre. Elle propose un premier spectacle nommé Assassines, composé de deux œuvres primées au concours du Prix de Rome.

 

Le Prix de Rome et sa cantate

Le Prix de Rome était un enjeu artistique, culturel et politique.

Par le décret du 23 janvier 1803, Bonaparte instaura la création du Grand Prix de composition musicale. Le Prix de Rome de musique avait pour vocation de maintenir la suprématie de la musique française, tout en participant à la construction d’une identité culturelle nationale. Le Prix de Rome fut supprimé par André Malraux, jugé obsolète et inadapté à l’évolution du monde musical.

A l’heure où l’opéra vivait un âge d’or, il fût jugé nécessaire que l’œuvre principale du concours soit, par sa forme, aussi proche que possible de l’opéra. L’écriture d’une cantate de style académique était donc la deuxième épreuve du concours, au cours d’une mise en loge d’un mois, destinée aux six candidats sélectionnés. La cantate primée était jouée dans un concert gratuit sous la coupole de l’Institut, réunissant des chanteurs de divers théâtres parisiens, des élèves chanteurs et l’orchestre du Conservatoire. Les primés étaient ensuite envoyés à la Villa Médicis à Rome pour qu’ils étudient et s’imprègnent des chefs-d ’œuvre italiens, afin de faire une synthèse des goûts italiens et français, tout en prônant un style spécifiquement français. Ils devaient produire chaque année des œuvres qui constituaient les Envois de Rome.

Parmi les lauréats à qui furent décernés le Prix de Rome, on peut citer bien des compositeurs passés à la postérité, comme Hector Berlioz (Sadanaparte, 1830), Jules Massenet (David Rizzio, 1863), Henri Dutilleux (L’anneau du Roi, 1938), attestant de l’importance du prix dans l’histoire de la musique française. D’autres ne l’obtinrent jamais malgré de nombreuses tentatives. Camille Saint-Saëns concouru deux fois, Maurice Ravel cinq, sans plus de succès. On peut noter que quelques rares cantates sont entrées au répertoire : Cléopâtre d’Hector Berlioz (non récompensée) et L’enfant prodigue de Claude Debussy.

Reste que le Prix de Rome s’inscrit bien au Panthéon des grandes institutions de la culture musicale française et qu’il serait dommageable de méconnaître les cantates les plus brillantes, non seulement pour leurs remarquables qualités artistiques mais aussi pour le panorama significatif et original qu’elles offrent de la musique française de 1803 à 1968.

Eleves-Prix-de-Rome_1957.jpg
Logistes 1956.jpg

Logistes, 1957

 
LOGO CERCLEseul.png

« Ah ! Quels mots pourront jamais dire

Le trouble qui s’éveille en moi,

L’ivresse que ta voix m’inspire » …

                                                              Livret pour les cantates du prix de Rome

                                                                                    1879 - Médée

Qui dira en effet le trouble, le sortilège dans lequel nous jette la Médée de Georges Hüe ? Ou la ferveur sans merci de la Judith de Paul Hillemacher ? Voix du sang palpitant au plus intime de la chair. Sang pourpre de la passion et du sacrifice, sang noir de la furie et de la haine, sang d’encre du désespoir et de la mélancolie… car les figures du mythe, les héroïnes légendaires de l’Ancien Testament ou de la Grèce immémoriale ont la vertu  « d’émouvoir » – au sens premier du terme – notre humanité ; de « mettre en mouvement » les émotions premières, les terreurs et les exultations du vouloir-vivre. Des émotions portées à leur incandescence par la forme resserrée de la cantate du prix de Rome. 

Rien de moins académique, de moins passéiste – quoi qu’on en dise… – que ces cantates de concours qui demeuraient pour les jeunes compositeurs, le meilleur moyen d’approcher l’opéra, de prouver leur capacité à servir l’expressivité et les couleurs de la voix, dans une scène lyrique d’une vingtaine de minutes. On se souvient que les plus grands noms de la musique française se sont mesurés à l‘épreuve : Halévy, Berlioz, Thomas, Gounod, Bizet, Massenet, Debussy, Ravel… Mais combien de centaines d’œuvres méconnues, oubliées? Injuste. Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre les cantates de Médée et Judith. Tout simplement s’abandonner   à « l’ivresse que ta voix m’inspire »…

Jérôme Godeau, Commissaire d’exposition et historien d’art

Affiche
IMG_8400.JPG
ASSASSINES

Médée, Georges Hüe

Judith, Paul Hillemacher

seul_blanc.png

Raphaël Vincenot, pastel sur papier

Résidence Festival Voix des Forges

1er au 10 juillet 2021

  • Facebook

Festival Voix des Forges

ASSASSINES

11 Juillet 2021

  • Facebook
 
LOGO CERCLEseul.png

L'EQUIPE.

Lucie Edel, Mezzo-soprano
300dpi-©PaulineCaplet_8570.jpg

Lucie Edel étudie au Conservatoire de Paris, à l’Amsterdamse Hogeschool voor de Kunsten puis à la HEMU de Lausanne dans la classe de Gary Magby dont elle sort diplômée.

Elle se consacre au répertoire de concert : Songe d’une nuit d’été et Psaume 42 de Mendelssohn avec l’orchestre de Picardie sous la direction d’Arie van Beek, Auferstehung und Himmelfahrt de C.P.E Bach avec l’Orchestre Symphonique de Bienne Soleure au Palais des Congrès de Bienne, le Lobgesang de Mendessohn avec l’Orchestre Philharmonique de Bruxelles aux côtés de Julien Behr, à Flagey.

A l’opéra Lucie est notamment Parthœnis dans La Belle-Hélène de Jacques Offenbach, dans une mise en scène de Shrirley & Dino, Titania dans Les Cris de Paris de Kastner accompagnée par l’Orchestre et le Chœur de la Garde Républicaine, à l’Opéra de Montpellier et au Festival Radio France. 

Dans le répertoire de musique de chambre, elle chante Diane dans la cantate du Prix de Rome Diane de Benjamin Godard, accompagnée par la pianiste

Joseph Jude et le Vlaams Radio Koor, notamment au Concertgebouw de Brugges. Elle se produit dans des récitals guitare-voix et harpe-voix pour la Nuit des Musées et Les Journées du Patrimoine.

Elle est lauréate du troisième prix du Concours Flame à Paris.

Lucie Edel sera La Nymphe de la Seine dans Le Retour des Dieux sur la Terre de F. C. Blamont à l'Akademie Versaille 2021 à Prague. Elle fera ses débuts à l'Opéra de Tour dans le rôle de l'Esclave allemande dans La Caravane du Caire de A. Grétry en juin 2021.

Céline Mellon, Soprano
7.Céline Mellon.jpeg

Céline Mellon est une jeune soprano alsacienne. Après avoir démarré sa formation artistique par la pratique du violoncelle et de la danse, Céline se tourne naturellement vers le chant. Elle entame sa formation au Conservatoire de Strasbourg puis entre à la HEM de Lausanne, dans la classe de Gary Magby, dont elle sort diplômée avec les félicitations du jury.

Céline Mellon est lauréate de la bourse Mosetti, du cercle Richard Wagner, du prix de la fondation Paderewski, remporte le 2ème prix du concours international Antonín Dvořák, le prix du Festival du Printemps de Prague, finaliste du Belvedere, entre autres. Elle est titulaire de la bourse décernée par la fondation Leenaards.

Céline est membre de la prestigieuse académie de la Scala de Milan où elle chante pendant près de deux ans.

Elle chante en Espagne, Belgique, Allemagne, Maroc, Italie, Afrique du Sud, Japon, Allemagne… et a travaillé avec des chefs de renom (Chung, Chailly, Albrecht, Lopez-Coboz, Koopman, Fasolis, Guschlbauer, Beerman, Gamba, Rizzi-Brignoli…).

Céline démarre très jeune une carrière de soliste à un niveau international. Sur scène, elle incarne des rôles de premier plan tels que : la Reine de la Nuit, Gilda, Gretel, Pamina, Thérèse (Les mamelles de Tiresias), La renarde (La petite renarde), Despina, Blondchen (Die Entführung aus dem Serail), Carolina (Il matrimonio segreto)…

De retour à ses sources alsaciennes, Céline porte et est membre de la compagnie d’opéra de poche « La Chambre à Airs », elle crée le festival La Voix des forges dont elle est la directrice. Elle est engagée depuis quelques années dans des projets de sauvegarde du patrimoine familial et de démocratisation de l’art lyrique par la création d’évènements culturels. Elle met aujourd’hui ses compétences vocales mais également de conception, d’organisation et de direction au service de projets authentiques et de cœur…

Antoine Foulon, Baryton-basse

Antoine Foulon étudie le chant lyrique au CRR de Paris dans la classe d’Yves Sotin, où il obtient son prix de chant. Il se perfectionne lors de master classes avec Viorica Cortez Sylvie Valayre, Lionnel Sarazin, Doris Soffel et Ludovic Tezier. En 2016, agé de 23 ans, il intègre le Studio de l’Opéra du Rhin et prend part aux spectacles Blanche-Neige et Il Signor Bruschino.

En Octobre 2017, Il obtient la bourse du Cercle Richard Wagner.

Il chante à plusieurs reprises avec la Maîtrise de L’Opéra du Rhin, notamment le rôle d’Enée (Didon et Enée) et la partie de Baryton dans Christmas Truce de Jonathan Rathbone.

Il fait ses débuts à L'Opéra de Stuttgart dans Madame Butterfy dans le rôle du Prince Yamadori puis il interprète le rôle de Bobby (Mahagonny Songspiel) et un Frère (Les 7 Péchés Capitaux) de K.Weill à l’Opéra National du Rhin.

Récemment, il chante le rôle de Zuniga (Carmen) au Zénith de Strasbourg et se produit en concert à l'Auditorium de Bordeaux dans le Stabat Mater de Rossini puis, sous la direction de Marc Minkowski dans la Petite Messe Solennelle de Rossini. Il chante dans le spectacle Franco-Chinois Fille de la terre mis en scène par Laurent Laffargue au Mixc Theater de Shenzhen. Il chante à l'Opéra de Bordeaux et à l'Opéra Comique dans Manon mise en scène par Olivier Py et dirigé par Marc Minkowski, à l'Opéra de Rouen dans le rôle de Fiorello (Il Barbiere di Siviglia) ainsi que celui de Sciarrone (Tosca) qu'il reprendra au Théatre de Caen et Dijon. Il chantera à l'Opéra de Bordeaux un concert Offenbach puis à l'Opera de Saint-Etienne dans le rôle de Lodovico (Otello).

Yedam Kim, Pianiste

4.Yedam Kim Photo.jpg

Yedam Kim commence ses études de piano dans son pays natal, en Corée du Sud. Arrivée en France en 2002, elle obtient un Master de piano au CNSM de Paris en 2010 dans les classes d'Henri Barda et Bruno Rigutto, un diplôme de Postgraduate en 2013 à Mozarteum de Salzbourg dans la classe de Jacques Rouvier puis le diplôme de Concertiste à l'Ecole Normale de Musique de Paris en 2015. Elle a bénéficié également des conseils de Rena Shereshevskaya.

Passionnée par le métier de chef de chant, elle a été sélectionnée pour participer à l'Académie de Riccardo Muti sur la Traviata de Verdi, et a obtenu le Master de direction de chant au CNSM de Paris en 2019.

Yedam est lauréate de plusieurs concours internationaux de piano : Epinal (2013), Campillos(2013), Séoul(2017), Ekaterinburg(2018), 'Juries in' à Salzburg (2019), Porto Santa Cecilia 2019), Euregio (2019)...

Elle a été demi-finaliste au Concours international Reine Elisabeth à Bruxelles en 2013 et a remporté récemment le 2ème prix au Concours international de San Antonio 'Gurwitz' aux Etats-Unis.

Elle a donné des concerts dans des salles prestigieuses en Europe et en Corée du Sud, en tant que soliste, chambriste et avec orchestre au Konzerthaus de Berlin, Salle Pleyel, Théatre du Châtelet, Tchaïkovski Hall à Moscou, Lotte Concert Hall à Séoul. Elle se produit régulièrement à la Salle Cortot dans le cadre du Centre de musique de chambre de Paris.

Leonardo Ortega, Compositeur - arrangeur
5.Leonardo Ortega.JPG

Leonardo Ortega partage son activité musicale entre le chant et la composition. Après des études de violoncelle aux CRR de Paris et d’Aubervilliers La Courneuve, il poursuit un cursus d’écriture, analyse et orchestration au CNSM de Paris où il obtient un master en 2011. Il obtient en parallèle un DEM de chant au CRR de Saint-Maur en 2012.

Son activité de compositeur va de la musique de chambre (Le Froid, 2016) à la mélodie ou encore la musique pour choeur (Sotto voce, 2017). Il se consacre également à la musique de film (Flesh Memory de Jacky Goldberg, 2017, Fico de Justin Meekel, 2019). A travers son activité d'arrangeur, il collabore avec de nombreux artistes de la scène pop française (Christine and the Queens, Dream Koala, Ala.ni, Fishbac, Pomme, Grand Blanc...).

Avec l'ensemble Code qu'il codirige depuis 2015, il prépare une série de disques sur la réécriture et l'orchestration de pièces du répertoire (Phonographies, 2021).

Jean-Philippe Guilois, Metteur en scène
IMG_1437.jpg

D’abord formé à l’École nationale de l’Opéra de Paris, Jean-Philippe Guilois rejoint Rudra Béjart en 2002 et participe à plusieurs spectacles et tournées internationales.

Il fait sa première expérience professionnelle au sein de la Compagnie Buissonnière dans Parce que je t’aime, présenté au Théâtre de Vidy.

Tout en multipliant les contrats en tant que danseur, il est introduit au monde de l’opéra comme régisseur puis devient assistant à la mise en scène pour La Bohème, Nabucco et Carmen au Festival Avenches Opéra, Alcina, L’Aiglon, Don Giovanni et Cosi Fan Tutte à l’Opéra de Lausanne, Falstaff à l’Opéra de Montpellier, ainsi que pour Armide et Cendrillon à l’Opéra de Nancy.

Il signe également les chorégraphies de My Fair Lady pour l’Opéra de Marseille et d’Un Ballo in Maschera pour l’Opéra de Nancy, de Maastricht et de Nantes.

En 2018, il met en scène Nabucco à la Cathédrale de Lausanne.

Raphaël Vincenot, Peintre
RAPH PHOTO.jpeg

Au cours de ses études, Raphaël Vincenot effectue deux séjours en Allemagne ; le premier à la Hochshulle für grafik und buchkunst de Leipsig dans l’atelier de Neo Rauch et le deuxième à Berlin dans l’Universität der Kunst au sein de l’atelier de Pia Fries. Ces deux expériences seront constitutives dans sa pratique à plusieurs titres : la distribution de la couleur vive et le traitement de la figure gardent les traces de cette rencontre avec la peinture allemande.

Raphaël Vincenot expose régulièrement en France. La peinture à l’huile recueille les expériences de son travail au pastel. Animées par une stratégie colorée, les images qu’il développe sont à l’orée d’une narration onirique. Le triptyque permet un mouvement de lecture de proche en proche, par sauts visuels et souvent par analogies.

Une résidence en 2019 à Sao Paulo dans les ateliers du Projeto Fidalga lui permettra d’interroger le thème de la danse macabre.

 

NOUS CONTACTER

LOGO CERCLE.png

Merci pour votre envoi !

  • Noir Facebook Icône
  • Noir Icône Instagram